posté le 14-11-2011 à 17:08:20

contactez nous

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posté le 10-11-2011 à 12:58:36

Le ciel est bas c'est lundi. Nous nageons dans un flou malhabile. de quoi on cause. charpente ou bigoudis. pas d'objet à la discussion en cours. pas de ricochet ni de hoquet rageur. Un authentique vide qui veut malgré tout se remplir. de quoi voulez-vous remplir le magma confus des distances qui lorgnent silencieusement les faits et gestes des habitants de la ville. On imaginerait bien encore une autre porte au bout de la rue avec une cache d'arme, des résidus de mauvaise structure scénaristique pour fabriquer de l'image-mouvement et tordre cet instant bien trop libre finalement, dans une succession de situations inévitables. ou alors un autre, une autre personne qui viendrait dire une énormité poétique pour secouer la sclérose d'un quotidien qui ne suffit jamais. Mais on va remonter loin avec ces combines. Se retrouver dans les aléas de l'infini abstrait que permet seule l'encre et la pensée. et nous en voulons d'autres, nous en voulons une bande organisée pour secouer le tréfonds trop tranquille de nos urbanités. pas de volonté d'en découdre avec les pouvoirs en place. pas d'énergie cordonnée contre. il suffit de ces pastiches d'intentions idéologiques toujours malveillantes de vouloir toujours remplacer les salopards par d'autres salopards plus nouveaux. Ce qui nous accommode c'est l'économie minimale et la légalité tranquille. Pas de mise en place. De la mise en place. De la place mise en mouvement-durée, incomprise, tremblante et parfois d'une lucidité glaciale qui rappelle à ceux qui voudraient y voir une énième posture superficielle du désordre y voient bien plus le satané reflet de leur condition hyperconsciente de tout ce savoir accumulé qui n'accouche plus, tant le bébé a du retard, tant sa tête est grosse. Qui est Nicolas Bourriaud ? C'est une bonne question. On va lui demander. Quant à ceux qui nous accompagnent dans l'époque et qui ne décochent pas l'ombre d'un intérêt pour les affaires en cours des institutions culturelles de la ville de paris, nous ne leur en voudrons pas. qu'ils continuent d'aller à la mangeoire et de boire le vin de ceux qui les traient. passons. dada est mort, sa carcasse grelottante et son souvenir laissé là continu de nous hanter. Après eux vinrent d'autres. c'est logique. et aujourd'hui des myriades de petits réseaux singulier se tâtent, se palpent, s'ordonnent autour d'un axe qui cherche forcément les interstices délaissés par les bureaucraties ambiantes pour s'ancrer. mais ces interstices sont friables et surtout fragiles d'être constamment surveillées et malmenées par les polices, des drogues, des décibels, des moeurs, des normes de sécurité. de la prospection immobilière. Avoir un lieu coûte cher, y faire respecter la loi est hors de prix, hors de question; les affaires culturelles de la ville de paris dont nous parlons c'est surtout une série de normes pondues et accompagnées de leurs textes de lois qui tendent à rendre impraticable une organisation précaire faite du désir de réunir et non d'atteindre à la rentabilité maximale. l'illégalisme faisant ici foi comme seule façon de procéder pour rester correct avec le personnel et les artistes et faire tenir une économie minimale basée sur des prix bas ou modulable en fonction des revenus et une redistributions correcte des richesses. L'illégalisme est présent à tous les niveaux de production de l'événement lorsque celui-ci s'assume tant dans sa forme que dans son fond. dans ce qu'il propose et dans ce qui le fait vivre. dans sa programmation et dans son économie. c'est ce qui caractérise son authenticité dans cette fonction de production de subversion qui garantit au sein d'une démocratie une dialectique entre une certaine désobéissance civile et une loi, une dialectique qui tend à mettre en évidence les défauts du dit appareil législatif. et qui doit non pas être sanctionnée mais écoutée comme une critique concrète du dit appareil. tubes creux. bouches béantes bouchées. l'organe réclame plus de souplesse pour pouvoir. il crie. d'abord. et si personne ne l'écoute il meurt. emportant tout les autres avec lui. 

 


 
 
posté le 09-11-2011 à 16:32:06

SAMEDI 19>>>>>>>> soirée à l'olympic café, 20 RUE LÉON de 20h00 à 2h00. entrée au dé

Priscilla retourne-moi ! 
Priscilla Zilw n'est pas morte, elle lance son premier total show à l'Olympic Café.
Soirée de folie furieuse, excentrique et poétique, queer et cul ! Des gens qui transpirent, de la sueur et des larmes.

Au programme notamment : VoindeVoin, 2Fik, White and Sticky. 

Au programme aussi VOUS : mimioké, transformisme et autres drag shows sont les bienvenus, contactez l'organisateur (https://www.facebook.com/profile.php?id=1230304) ou venez direct !

Nous serons en partenariat avec l'association Derrière la Porte (http://www.derrierelaporte.fr/red/) qui défend l'identité et soutient les communautés intergenres, que ce soit par un suivi de parcours trans ou par l'organisation d'évènements décalés permettant de réunir des univers trop souvent séparés par des barrières d'orientations. 

Dress code : nu (ou presque) sous fourrure (ou moumoutte pour les veggy). Si vous êtes timides, on laisse rentrer tout le monde.

Kiss kiss bang bang

PS : vous pouvez manger sur place, mafé du tonnerre de Junon à 8,50€
 


 
 
posté le 21-10-2011 à 13:29:28

Même si pour soumettre le patient, à l'emprise de nos propres idées, il faut diminuer sa vigilance par des moyens divers, "chimiques" , "morales" ou ambiantales ". Par la psychagogie, les conseils plus ou moins raisonnables, les efforts d'explication visent , au-delà de l'appareil intellectuel, sollicité avec plus de noblesse, à obtenir la même passivité du patient. D'une façon quelque peu caricaturale on pourrait dire qu'on a passé de l'imposition des mains (qui sont un symbole de la personnalité du thérapeute) ; de l'effet du regard, par lequel "l'âme" du thérapeute pénètre et possède le malade, à l'imposition des idées du thérapeute. Nous sommes passés de l'imposition de nos systèmes de valeurs, à l’imposition de nos conceptions morales et philosophiques, ou bien à l'imposition de nos conceptions plus ou moins opportunistes sur l'adaptation. Faciliter le processus d'identification, au " bon modèle " du thérapeute, n'enlève rien d'essentiel à l'imposition dont je viens de parler.
 


 
 
posté le 18-10-2011 à 16:34:25

1. L'évocation éventuelle des histoires passées se fait exceptionnellement de façon compulsive. Vous savez qu'il y a des toxicomanes de l'aveu ou de la confession privée ou publique. Le plus souvent, elle coule au compte goutte de son propre poids. Le rôle de l'autre, à qui on vient de raconter ces morceaux choisis, n'annule en rien la présence de cet autrui, pas même s'il s'agit d'un alter ego imaginaire, surgi dès lors comme un doublet de soi-même. 
 


 
 
posté le 18-10-2011 à 15:56:21

juin 2009/ Au début il y a d'abord eu un lieu. Dans la ville. Dans Paris. Là où cohabitent les milieux et les classes. Parce que en définitive, rien ne peu commencer à plusieurs tant qu'on a pas un endroit, une place pour se réunir. et par là ce lieu ressemble forcément à ceux qui l'investissent. nous nous sommes retrouvés au lavoir moderne parisiens, à châteaux rouge, goutte d'or.

Ensuite il y a eu le désir de faire une exposition d'art qui ne soit pas à proprement parlé une exposition d'art. Il y a une façon de faire les expositions d'art qui est normée. C'est à dire qu'il y a des codes, une série de conventions qui dirige et détermine le comportement de ce qui à l'intérieur de l'exposition va se trouver être.  

Nous nous sommes réuni parce que nous nous connaissions et que nous partagions ce désir de faire une exposition d'art d'une autre façon. Quelque chose qui ne soit plus à proprement parlé une exposition d'art mais autre chose. Quelque chose de la convivialité nous disions. Je crois qu'il s'agit de ce qui entre les être fait la distance. Certain parle d'intersubjectivité. Nous voulions changer ce rapport d'intersubjectivité, et pas seulement dans le cadre d'une exposition d'art, nous voulions le changer complètement, dans tout ce qui fait le rapport à l'autre au quotidien. Pour dire simplement, nous voulions changer ce qui dans la société ne nous convenaient pas. 

Nous étions une quinzaine. Nous ne voulions pas être des catégories d'être. Nous ne voulions pas que nos fonctions sociales déterminent entièrement notre façon d'interagir avec le public. L'être artiste est un bon moyen de pouvoir faire ce que l'on veut à ce niveau. Mais nous pensions que l'image de la fonction artiste suffit pour placer le spectateur et l'ensemble de l'événement dans une position normée. Que beaucoup d'artistes détériorent cette image aidé par le système du marché de l'art et le travail de certaines institutions, et que cet héritage immédiat est incompatible, trop lourd à porter. Nous voulions par conséquent plutôt apparaître comme un mélange de compétences, quelque chose qui réunirait différents savoir faire dans le but de transformer l'espace d'un moment, la nature de la distance qu'il y a entre les êtres. 

Il y a énormément de chose à voir, à apprendre ou à ressentir devant une oeuvre d'art. Que ce soit au musée ou ailleurs, la contemplations d'une oeuvre nous place, lorsque cette oeuvre "fonctionne", ou l'on pourrait dire qu'elle nous plaît, dans une rencontre avec quelque chose d'une interrogation sur le dedans de l'oeuvre. Là où il n'y avait qu'une surface, commence par empathie, à apparaître quelque chose d'un fond qui fait sens, qui évoque, interagit avec nous, dialogue avec notre dedans à nous. 

Cet état du rapport à l'oeuvre est vraisemblablement universelle mais nous pensions que là n'était pas le propos de notre événement et qu'il s'agissait d'autre chose. Qu'au regard des enjeux de notre époque il s'agissait de réussir à générer une situation dans laquelle, par le biais des oeuvres d'arts, ou en tout cas par ce prétexte, nous réussirions à rassembler les gens pour qu'il se passe quelque chose d'une prise de conscience. Nous ne savions pas plus loin. Nous connaissions dada, le surréalisme, le situationnisme, le nouveau réalisme et d'autres. Et nous avions conscience de vouloir nous inscrire dans une certaine continuité de l'activité de ces groupes. Mais nous ne savions pas exactement ni pourquoi, ni comment, ni à quelles fins véritables. Hormis ce spectre de la révolution, l'agir ne se contenait plus dans le discours. Nous voulions faire à plusieurs.

Ces idées nous ont posé bien des problèmes. Sur de nombreux points.

Nous avons commencé à faire des réunions pour savoir ce que nous allions faire et comment. Parmi nous il y avait un psychiatre qui parlé de Lacan, de Tosquelles, Oury... 

Ses idées nous ont posé bien des problèmes. Sur de nombreux points. 

C'est là que nous avons progressivement découvert ce que c'était que la psychothérapie institutionnelle. Et par voie de conséquence nous avons également retravaillé notre perception ou connaissance de certains faits historiques. Guerre d'Espagne, seconde guerre mondiale, guerre froide et les événements de 68. Ces faits historiques nous avions appris comme tous le monde à les regarder à l'école. Et ce que l'école nous en à dit ne coïncide pas avec ce qu'il s'y est passé. Ce qui s'y est joué, pour ceux qui en étaient les acteurs.

En découvrant plus en profondeur les problèmes que rencontrait la psychiatrie vis à vis des normes institutionnelles nous avons pu percevoir les liens évidents qui nous unissait à elle et à ses contraintes spécifiques issues de la matière sur laquelle elle travaille. Problème de "ségrégation" qu'évoque Oury, qui viennent transformer la psychiatrie en service carcérale avec cette finalité fonctionnelle et historique d'éloigner, de cacher à la société et à sa population, la folie qui se cache là, dans la conscience, et qui recouvre certain d'entre nous complètement. Cette folie qui exprime si bien ce qu'est la vie, qui raconte la violence de la vie, qui est la conséquence de la vie telle que nous l'avons conçu ensemble et qui loin d'être quelque chose à dissimuler doit être donnée à voir et à comprendre comme un élément qui nous relie les uns aux autres, nous place sur un pied d'égalité.

Cette norme "ségrégative" que la psychothérapie institutionnelle déniche dans les asiles nous avons le sentiment de la retrouver dans la plupart des expositions d'art qui sont bien plus le refuge d'une certaine classe qui vient s'y divertir de façon morne et qui désolidarise l'art de sa fonction politique, le rend opaque voir incompréhensible ou même insignifiant à toute une partie de la population. Bref, la façon dont l'art n'est plus de l'art mais une série de service pour une clientèle définie et rien à voir avec la possibilité d'une prise de conscience de l'autre, de moi, et de la nature de la distance qui nous sépare. Cette chose que nous voulions transformer. 

Car dans la psychiatrie comme dans l'art il y a différentes équipes qui veulent différente chose, beaucoup de gens seuls qui font leur boulot sans trop savoir ou en évitant de se poser trop de questions et puis il y a la façon dont ça se passe vraiment. Cette fameuse norme. Qui n'existe pas absolument en définitive, mais qui, lorsqu'un gouvernement, ou plutôt, un leader d'opinion, se fait un peu trop oppresseur, un peu trop vigilant sur la façon dont ça doit se passer ou comment il faut faire, commence à poindre, à se faire sentir. 

Nous avions senti cette norme et nous voulions faire autrement. En découvrant la psychothérapie institutionnelle nous y avons vu une lutte similaire à la nôtre, engagée depuis un certain temps avec des outils tout prêts qu'ils s'agissaient de réussir à adapter à nos besoins. 

La question de "l'établissement" et de "l'institution" nous attira particulièrement. 

Ainsi l'espace de l'exposition tel qu'il est habituellement conçu, c'est à dire avec des oeuvres d'art plus ou moins habillement positionnées dans l'espace et puis une entrée avec assez souvent un guichet, nous est progressivement apparue comme quelque chose de "l'établissement" dont parle Tosquelles. Réussir à situer les "blocages" qu'on rencontre dans les expositions apparaît dès lors comme essentiel. Déjà il y a l'accueil. "Pour peu que l'on ait quelque expérience - même des établissements et des groupes, voire de sociétés de football ou des salles de bal, le problème est toujours le même : c'est le problème de l'entrée. Comment est-on reconnu et comment, à l'intérieur, peut-on rencontrer les autres afin d'établir avec eux des échanges ?" Dans les expositions d'art il y a ce fameux guichet où bien souvent, et ceux quelque soit le propos de l'exposition qu'il y a derrière, se noue une contradiction de taille. Celle du marché de la culture à travers la vente de tickets et la prise de conscience ou le questionnement que l'art tente d'effectuer sur le public. L'exposition "magasin" de Tatline montre a quel point cette question du comment penser ensemble l'art et le marché sans réduire les oeuvres à de simple marchandise est pertinente. Comment rendre l'art rentable sans pour autant l'évidé de son contenu subversif ou poétique. C'est le problème du ticket et du guichet. Pour notre événement nous avons décidé que tout serai gratuit mais que l'on pourrait payer si le besoin s'en faisait sentir. Le propriétaire nous a suivi dans l'aventure et nous a offert la location de la salle. Seul le bar était payant, mais les gens pouvaient venir avec leurs bouteilles si ils voulaient boire. 

Ensuite il y a le rôle des vigiles. On peut évoquer parmi tant d'autres la roue de bicyclette de Duchamp à Beaubourg qu'on ne peut pas faire tourner. La façon dont il y a un problème de confiance, de surveillance, qui introduit toute une réaction en chaîne de comportements. Inviter du public dans une exposition c'est une démarche avant tout d'hospitalité. Le rapport qui se fonde entre les oeuvres et les spectateurs ne peut-être isolé du rapport policier que la fonction des vigiles institue. 

Ensuite il y a la question de l'invisibilité de la direction. De ses partis pris. Comment cela fonctionne. Comment ont choisi les artistes. A quoi, à qui cela profite de faire telle ou telle exposition... Quels en sont les enjeux ?

Bien sur que par les expositions d'art on remonte vite au ministère de la culture, et puis ensuite on entre vraiment dans la politique et de là c'est le monde entier qui tourne et il faut voir quels sont les raisons qui font que des expositions d'art s'organisent. Qu'est-ce qui veut être donné à une société et à son peuple ?  

Dans la psychothérapie institutionnelle il y a la question de la liberté de circulation. Où est-il interdit d'aller et pourquoi ? Ce qui repose la question des enjeux. Le but d'introduire de la liberté de circulation dans les asiles, c'est de pouvoir générer des conflits entre des fonctions qui ne se rencontrent pas et qui vont donnés lieux à des discussions où dès lors tout peu commencé. Ce qui commence, c'est la rencontre. La thérapeutique en somme. Désincarcérer les fonctions. Lorsqu'un cuisinier rencontre un psychiatre. Lorsqu'un fou rencontre un jardinier ou une femme de ménage. Lorsqu'un psychiatre fait le ménage avec un jardinier et rencontre un fou qui jardine avec un cuisinnier. Ce que nous avons voulu faire en mettant de coté nos étiquettes d'artistes. "La qualification des rôles professionnel n'est qu'un artifice permettant aux membres du groupe d'être insérés de façon légale dans la machine administrative. C'est en toute liberté que des membres du groupe gestionnaire décident de renoncer à cette personnalité administrative afin de pouvoir accéder à une personnalité réelle, à une qualification effective et non magique..." Si la psychothérapie institutionnelle essaye d'introduire de la liberté de circulation ou de la désincarcération de fonctions dans les asiles s'est pour organiser du collectif dans l'institution. A quoi sert que les états organisent et financent des expositions d'art. On peut se poser la question. Qu'est-ce qui se joue à ce moment ? 

Alors nous avons mis des tableaux sans titre et sans auteur sur les murs et puis nous avons mis un psychiatre derrière un bar au milieu des tableaux pour faire des discussions de comptoir individuelles. Les peintres étaient à l'entrée pour mesurer la taille des yeux des gens. En bas dans le théâtres les historiens de l'art faisait une conférence sans objet en utilisant le langage des chiens, ils aboyaient. A coté d'eux une machine à verbes fabriquait de l'actualité en fonction de ce qui lui été racontait par les utilisateurs. On pouvait rencontrer un blond qui avait arnaqué Paris Match et un autre qui raconté au poissons suspendues au dessus de l'escalier comment circule la couleur des rêves des koalas. Nous avons ouvert la cuisine et l'avons transformer en salle de cinéma. Nous projetions le film sur la façade des voisins. Nous sommes montés sur les poutres pour réciter des poèmes et du public sont sortis des musiciens qui ont pris la scène et ont joué avec le public et alors il n'y avait plus que du public et la valse à commencé de retentir dans le hall et tous ensemble nous avons dansé. C'était le premier ballroom pounchd. 

 

Après coup nous avons perçu la difficulté de nos ambitions. Nous avons compris qu'il ne s'agissait pas de faire une seule exposition et ceux même en n'en transcendant les codes pour changer quoi que ce soit mais plutôt qu'il s'agissait de quelque chose à recommencer sans cesse. Car ce que nous avons perçu en démarrant ce projet, c'est que la société nous condamne en définitive à une seule chose de laquelle tout découle ensuite et cette chose c'est un certain rapport au temps et au langage, ce qui fait cette distance qu'il y a entre nous tous. 

 


 
 
posté le 04-06-2011 à 19:22:34

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Le bal des jeunes gens 

 

A mes ancêtres, grecs, gaulois ou français, j’ai pris l’amour imbécile, le sot sens de l’absolu. C’est une passion bien pratique, de nos jours, que celle de la perfection. Elle dispense de tout accomplissement, tant ce monde est pourri. Tant les hommes se refusent à désagréger le Léviathan qu’ils composent. En attendant l’idéal donc, je frimais, la lutte était pour moi un piédestal, une posture, l’occasion d’enfiler mes belles fringues, d’afficher ma distinction au nez des barbares. J’imitais mes aïeux - et je porte encore la perruque longue et bouclée du poète. Toute tentative de changer le monde avait semble-t-il échoué. Plutôt que de compromettre mon espérance, j’écrivais donc des vers sans fin. 

 

Sans cesse ils se chamaillent se disputent tant 

Ils ont même un plaisir si fort à se haïr 

Que nul fix d'érosine jamais ne suscita 

Leurs veines siamoises jugulent les éclairs 

D'une passion furieuse criant griffant expiant 

On dirait deux charpies qui enlacées s'infestent 

Ils ne regrettent rien plus rien ne les retient 

Ils ont l'un pour l'autre de ces mots de ces gestes 

Qui font tant saigner ses yeux éteints leurs cœurs froids 

Tels d'éternels crépuscules d'été polaire 

Quand elle a ces moues ses pupilles bleues tesla 

Semblent produire ainsi quelque feu nucléaire 

Gorge nouée il souffre ses sourires niais 

Et tant et si bien qu'on ne dirait pas qu'ils s'aiment 

 

Mais la mécanique, si fine, si grande, s’est perdue dans ses propres rouages. La roue dentée des vers avait pris tant de légèreté, tant de vitesse, tant qu’elle avait pris son envol, dans l’espace, sur un plan tridimensionnel, plus kaléidoscopique encore qu’« Un coup de Dés jamais n’abolira le hasard ». 

Une poésie en 3D qui démêlait un monde ouvert. Une création d’un onanisme si décomplexé que je n’avais pas le moindre scrupule à m’en savoir l’unique lecteur, le jouisseur coprophage et solitaire. 

Je dévorais mes cheveux, mes croutes, je mordais la chair avec délice, j’ai bu ma pisse et savouré mes crottes et lapé ma chiasse, comme au banquet d’un Roi, d’un Dieu maudit, ses disciples, ses amis, son corps transsubstantié. Je me suis décapé jusqu’aux ongles, à coup de bambou et je n’avais pas même prétention à me faire Voyant. 

 

M’étant gavé comme une oie dont on revêtirait le corps des propres muqueuses de son estomac, j’ai voulu prendre part à Pounchd. 

J’avais rapporté d’un long voyage mes dernières folies. On m’intima de lire plutôt un texte qui fasse le pont entre poésie et réalité. 

 

J’ai descendu moi-même, avec malice, mes propres haleurs. J’ai largué les amarres pour voir jusqu’où me mènerait ma bêtise, mon goût trop vif de l’absolu. Ça n’a servi à rien. Tout juste, je ne voyais plus le rivage, les océans avaient monté jusqu’aux cimes des montagnes. 

La poésie ne servait plus qu’à me faire tourner la tête. J’usurpais son nom pour m’enivrer. Il suffisait pourtant de faire route vers son cœur. 

 

Qu’est-ce que la poésie, en réalité ? 

 

Pour répondre, on peut s’amuser tant qu’on veut à participer à la conspiration millénaire des beaux parleurs. On peut continuer comme tous ceux qui s’avancent et prétendent incarner leur Zeitgeist, à réfléchir dans le vague, à reprendre les mots des anciens et des modernes, à s’essayer à 

trouver la beauté dans les recoins inexplorés du laid, du médiocre, de l’anodin, du quotidien, de l’industrie, de la machine, de la comptabilité, d’une banque, de l’entreprise, du virtuel, d’un miséreux, d’un bourgeois replet. Tout cela a déjà été fait. 

Et j’ai fui si loin cette année que je peux vous assurer que l’errance ne ravive pas plus la poésie, qu’elle vous entraîne à la poursuite d’un Shangri-La sauvage, d’un Katmandou injecté de poison ou d’une ville écrasée de misère, de travail et de béton. Il y a enfin la tentation d’écrire un beau texte, de collectionner les coquillages, les rythmes, les fulgurances, les assonances, agglutinées arbitrairement, les références aux aînés, à espérer que l’hommage rendu attirera quelque patronage prestigieux. 

Le mouvement des, en rupture avec, prenant la suite de, qui dépasse le débat, dont on reconnaît les racines, arrachées à la terre et bouturées sur le tronc malade de l’opportunisme bourgeois, pour se donner des airs aristocratiques et anticonformistes. 

 

Moi, pour comprendre, j’ai fait retraite au désert. J’y ai vu des hommes. J’ai rencontré les rebelles, les shebabs du djebel Nefusa, et ils m’ont fait 

savoir ce qu’était la poésie. C’est beaucoup de choses. 

On peut parler de la forme pure. Il y a l’acharnement sur la langue, les lacérations de l’esprit. On peut tant qu’on veut disserter sur l’esthétique. 

On peut faire des livres de formule pour générer, plus machinalement qu’un Oulipo, des imaginations de brigand, des tours de magicien, des recettes d’alchimiste. On peut s’asseoir au bord d’une rivière et crever de faim vingt ans à ramasser le sensible, à torsader le torchon de la vie pour en tirer les gouttes d’esprit, les mots qui font vibrer les cœurs et 

trembler les cochons. 

 

Mais ces jeunes gens de Libye m’ont fait voir l’essentiel. 

C’est très grec, finalement. La poésie, c’est une science du cœur, une praxis, plus puissante que le Logos, c’est un exercice du 

fond de soi, un travail sévère. La poésie nous entraîne à voir le beau, à le reconnaître partout. 

Elle affine la sensibilité. 

Elle distingue. 

Elle rend Voyant. 

Elle fait voir, non le poétique à écrire, à créer, des visions saisissantes par lesquelles on apprend la poésie, mais le poétique de l’être, le plan réel, immanent, de l’âme. 

Et le beau, c’est aussi le bien. Et quand j’ai vu les rebelles de Libye, j’ai su en un clin d’œil, par leur simple présence, par la sensation poétique de leur être que leur cause était juste : un idéal qu’on appelle Lumière, qui n’est pas photon, mais pure explosion de liberté, guidait leur lutte. 

  

Je suis Nietzsche et je le reste. Je ne vais pas faire mon apostasie idéaliste. Il n’y a rien au-delà du monde. 

Mais la poésie est un plan de la réalité. C’est une manifestation du réel, qui dépasse les cadres de la raison, comme jamais la musique ne se résumera à un algorithme mathématique. La beauté d’une mélodie est un fait objectif. Ce n’est pas qu’un narcotique destiné aux humains. 

La poésie est l’intelligence humaine d’une esthétique inhérente au monde, de la valeur, du sens d’un Devenir qui par sa fugacité absolue est un mouvement perpétuel, insensé et absurde. 

J’ai vu ces hommes, ces jeunes gens, les shebabs. 

Ils n’avaient l’air de rien. 

Ils étaient absolument beaux. 

 

Avant cela, j’avais essayé de comprendre avec des arguments cartésiens les évènements du Printemps Arabe. 

J’ai lu mille articles sur la question. J’ai fait mon reportage, mon analyse. 

Jamais cette analyse n’a pu résoudre avec tant de certitude et de conviction la question de savoir si la cause rebelle était juste. 

Quand je rencontre des révolutionnaires d’extrême-gauche, des libertaires, des anarchistes, des communistes, rares sont ceux que j’accompagnerais dans leur lutte. 

Mais, là, cette révolution des miséreux, des berbères, des bergers, mon cœur, ravagé depuis tant d’années de poésie, vous le dira plus sûrement que tous les arguments des philosophes et des diplomates : 

C’est une lutte pure, un geste fou, la seule depuis la Résistance, qui méritât d’être supportée sans hésitation, sans limites. La poésie est une déesse pudique, discrète. Elle rentre rarement dans le cœur des choses. 

Elle répugne à se mêler au monde. Ce n’est pas tous les jours qu’elle invite à changer le monde. Il ne faut pas galvauder la formule parce qu’un jeune poète l’a employée, lui, à juste titre. Le monde est plein de laideur, de pourriture, de compromissions morales. Mais quand la poésie se prononce, c’est qu’il ne faut plus hésiter. 

 

Alors, puisque c’est à la poésie d’ouvrir le bal, je le lance. 

Il faut prendre parti dans cette lutte. Moi, je vais aller me battre jusqu’à en crever l’arme à la main, sur les versants d’une montagne du 

Sahara, ou sous les balles du régime syrien. 

Vous, faites ce qu’il vous plaît. Partez pour vous battre si vous en avez le courage et comprenez comme moi que votre vie ne 

vaut pas plus que celle d’un jeune shebab, pauvre et sans culture, qui n’a que ses bras noueux, ses mains calleuses, pour vaincre le Mal. 

Il y a aussi l’art, il y a l’argent, il y a l’écriture, il y a les journaux, il y a l’association, l’humanitaire, la politique. 

Il y a mille autres manières de se battre, si vous tenez à la vie. 

Mais il faut lancer la lutte, sans attendre, parce que la Poésie le dicte d’un sentiment indicible, d’une injonction immédiate. 

 


 
 
posté le 16-05-2011 à 19:07:07

tout est bon qui bien commence et n'a pas de fin

 

 

 

 

 


 
 
posté le 16-05-2011 à 12:35:57

Nous habitons une époque terrible qui contient l'infini possible, et s'y arrête fasciné.L'infini possible est un atours encombrant lorsqu'il n'est pas consommé pour le confort du divertissement. "l'art est une résistance au divertissement" . On tente de se divertir de la beauté et du terrible .
 


 
 
posté le 10-05-2011 à 14:34:29

éclosion d'une écorce

Le but, avec pounchd, c'est de construire un espace-temps où on fait des choses qui nous plaisent, des choses qu'on avait vraiment envie de faire. On produit des moments-lieux. Avec du son et des couleurs. Et puis des traits et des voix. On ne lache pas le baton de relai au moment où on se touche, et on commence à partir d'un mouvement de va et vient sans lacher le baton. Ensemble  on essaye. C'est ça notre rêve: ensemble. C"'est ça qu'on veut produire: du groupe. On aime tous bien les musées, les églises, les bars, le métro, la campagne, la tour eiffel. et pas tous. Mais on voudrait faire d'autres rituels. On espère trouver un rien dont le nom s'occulte. On ne voudrait pas vous faire croire qu'on a inventé l'eau chaude. On veut juste faire un truc ensemble, avec de l'art et de la chaleur humaine. Mais surtout avec ensemble. La cocotte en papier et le stylo à bulle se tenant par la main. avec naïveté peut être? Et pourquoi pas?
 


 
 
posté le 26-04-2011 à 17:10:00

N'hésitez pas. 

 

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posté le 26-04-2011 à 16:57:04

Pour les conférences


Entre le 16 mai et le 28 mai, nous avons voulu que la galerie qui accueille le travail en cours des artistes soit également un lieu de vie, de passage, de débat. 

 

le mardi 17 mai de 16h00 à 18h30, la Blanchisserie

 

le mercredi 18 mai de 17h à 19h00, Jean Oury sur le collectif.

 

le jeudi 19 mai de 18h à 20hRamuntcho Matta et Pedro Serra à la lizière des Lizières.

 

le dimanche 22 de 19H30 à 21H30, les évadés du bocal

 

le lundi 23 de 18h00 à 20h00, "L'expérience psychédélique. Drogue, art, science, clinique et politique". Avec Jan Kounen (cinéaste), Etienne Garrigue (médecin, addictologue), Tom Verdier (romancier) et David Dupuis (anthropologue).

 

le mercredi 25 de 18h00 à 20h00,  ART ET CITOYENS : PROJET « NOUSAUTRES ».

   

le jeudi 26 mai de 18h à 20hXavier Amar et les squatteurs 

 

Date encore à préciser pour : 

Marc Dachy 

collectif des 39

 


 
 
posté le 26-04-2011 à 16:03:45

exposition.


L'exposition se déroule en plusieurs temps. Nous voulons fabriquer à plusieur, tourner autour de la nature du lien, inerroger le collectif. De ce qui tient qui fait tenir une réalité. Nous pensons que ces liens sont fait de langage. Ce qui fait sens entre nous. Ce qui fait que la ville tient. Interroger la part d'organisation consciente de nos structures, et la place de la bureaucratie. Nous repartons depuis le début. Depuis la rencontre. Nous prenons cette liberté. Chaque artiste amène ses propres pistes, vient avec ce qu'il considère comme ses propres points de départ. Ensuite, pendant deux semaines nous travaillons à partir de ça. Chacun empruntant à l'autre, mélangeant, croisant les fils qui nous rattachent à nos imaginaires individuels pour en former un plus complexe, collectif. Le 29 mai, nous exposons le résultat de ce travail.

 

musique

 

Fabien Gaston Rimbaud, cantatrice et cantate polonais, Stefan Plewniak, Irelsb, Frank Williams & the Ghost Dance, Benoit Daniel, Denis Schuler, Valentine Carette, Bud, Aymeric Avice, Xavier Amar... 

 

Le soir du 15 mai

 

entre autre

 

Marc Dachy tiendra office avec lunapark.

Loriane Brunessau et Adrien Altobelli serve de la menthe à l'eau.

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Charles Mérové de Sainte Hermine, Samouraï du Saint Esprit, attaché permanent au centre d'étude et de recherche contre la bêtise immonde, lance un appel à la pro-vocation de l'être et à l'insurrection de la grâce. 

 

 


 
 
posté le 26-04-2011 à 12:32:38

Le Ballroom Pounchd 2011- 15/29 mai au Lavoir Moderne Parisien

 

Le ballroom pounchd est un événement protéiforme qui à lieu pour la deuxième fois au Lavoir Moderne Parisien. Totalement non lucratif ce projet rassemble des  artistes européens et d'autres moins identifiables, autour d'un désir commun de créer un événement qui questionne le vivre ensemble, la normalisation des événements culturels.  

Nous nous organisons autour d'un axe sans objet. De l'idée de fabriquer un pont entre poésie et réalité. œuvre collective,  poème physique qui s'élabore. pendant deux semaines un Ballroom Pounchd.

Cet événement à lieu au LMP car c'est un des lieux parisiens qui reste concrètement indépendant de la politique culturelle de la ville. Toute l'équipe de ce théâtre bar galerie est solidaire du projet.

L'événement se déroule en plusieurs temps. Le 15 mai à lieu l'ouverture où nous présentons un point de départ. Un dimanche, de 18h à 00h. C'est le premier ballroom, la première rencontre. Tout y est embryonnaire. Enigmatique. Inachevé. Conférence d'histoire de l'art interrompue. Interventions. Interludes sonores. Cantatrice polonaise. Valse. Expositions de pistes, d'objets, débat chanté, commode psychiatrique, ouverture du lac... Ensuite pendant deux semaines le travail de cohésion commence. Nous habitons le lieu et y faisons croître les premiers éléments. Nous entretenons l'espace, nous l'investissons, le densifions, dentitionnant le propos. Pendant ce travail en cours les artistes bossent donc, mais accueillent également plusieurs fois pendant les deux semaines, des conférences, débats, sorties de livres. Enfin, au bout de ces deux semaines le 29 mai, le deuxième ballroom clos l'ensemble de l'événement.

 

 


 
 
 

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